opéra
Wolfgang Amadeus Mozart
La Flûte enchantée est l’œuvre d’un esprit libre et joueur. Sur fond de conte merveilleux et de musique lumineuse, elle exalte la vertu et le pardon, à travers des personnages dont les faiblesses comme l’héroïsme appartiennent à tous les humains.
Samedi 9 mai 202618hRéservation active
Lundi 11 mai 202620hRéservation active
Jeudi 14 mai 202620hRéservation active
Samedi 16 mai 202618hRéservation active
Dimanche 17 mai 202616hRéservation active
Mardi 19 mai 202620hRéservation active
Jeudi 21 mai 202620hRéservation active
Dimanche 24 mai 202616hRéservation active
Mardi 26 mai 202620hRéservation active
Tarif A : 75 €|55 €|35 €|13 €|5 €
Le prince Tamino doit retrouver Pamina, fille de la Reine de la Nuit, prisonnière d’un tyran. Afin d’assister Tamino dans cette tâche, la Reine lui confie une flûte magique qui lui permettra d’affronter tous les dangers. Accompagné de son nouvel ami, l’oiseleur Papageno, Tamino se lance dans l’aventure. Il découvre alors que Sarastro, qui détient Pamina, aurait enlevé la princesse pour la soustraire aux maléfices de sa mère. Qui croire ? Comment distinguer le vrai du faux, le bien du mal, l’ami de l’adversaire ? Pour Mozart, le cœur doit toujours servir de boussole ! Mais avant que Tamino et Pamina ne puissent s’unir, ils doivent surmonter divers obstacles et trouver leur propre voie.
L’ultime opéra du génie de Salzbourg le démontre avec autant de gaîté que de profondeur : les sacrifices et les épreuves que nous acceptons d’endurer révèlent notre force intérieure, au terme d’un parcours souvent guidé par l’amour.
Depuis sa création à Berlin en 2012, la mise en scène féerique de Suzanne Andrade et Barrie Kosky ne cesse de ravir les spectateurs de tous âges, à travers le monde entier. Renouant avec l’esprit d’extravagance cher à Mozart et Schikaneder, elle embarque les chanteurs dans un spectaculaire décor d’images animées empruntant à la fois au cinéma muet de l’entre-deux guerres, à l’expressionnisme allemand et à l’humour britannique.
Pour donner vie et fantaisie à cette expérience unique dans le monde de l’opéra, le jeune prodige italien Riccardo Bisatti, né en 2000, dirigera l’Orchestre National de Lille et de brillants solistes incarnant la nouvelle génération mozartienne.
Avec le soutien du Crédit Agricole Nord de France et du CIC Nord Ouest, mécènes principaux de la saison
La Flûte enchantée
Singspiel en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Livret d’Emanuel Schikaneder
Créé en 1791 à Vienne
Production du Komische Oper Berlin
Direction musicale Riccardo Bisatti
Mise en scène Suzanne Andrade, Barrie Kosky
Reprise assurée par Tobias Ribitzki
Animations Paul Barritt
Conception 1927 (S. Andrade, P. Barritt), Barrie Kosky
Costumes Esther Bialas
Lumières Diego Leetz
Dramaturgie Ulrich Lenz
Tamino Mingjie Lei
Pamina Natasha Te Rupe Wilson
Papageno Jarrett Ott
La Reine de la Nuit Regina Koncz
Sarastro Adrien Mathonat
Monostatos Elmar Gilbertsson
Papagena Judith Fa
Chœur de l’Opéra de Lille
Orchestre National de Lille
opéra
Phillip Glass
Ils cessent d’aller à l’école. Suivent leurs propres règles. Se fichent de trouver leur place dans le monde. Ils pensent l’avoir déjà trouvée. Dans leur chambre.
Vendredi 20 mars 202620hRéservation active
Dimanche 22 mars 202616hRéservation active
Mardi 24 mars 202620hRéservation active
Jeudi 26 mars 202620hRéservation active
Tarif B : 39 €|29 €|22 €|10 €|5 €
Sous la plume de Jean Cocteau, les « enfants terribles » s’appellent Paul et Élisabeth. Ils sont frère et sœur, adolescents et orphelins. Seuls dans une société qu’ils rejettent, ils font de leur chambre un royaume imaginaire, sanctuaire d’une relation fusionnelle où l’amour tourne à l’obsession et dissimule une violence latente. Quand deux amis, Gérard puis Agathe, pénètrent le huis clos, la menace de perdre Paul entraîne Élisabeth dans un cercle vicieux fait de jeux dangereux, de jalousies et de manipulations. Dans ce court roman paru en 1929, l’auteur met en lumière la fragilité de l’adolescence, l’impossibilité de suspendre le temps, et les conséquences désastreuses d’une passion exclusive.
L’Américain Philip Glass est le compositeur d’opéra vivant le plus joué au monde. Avec sa langue musicale minimaliste, il saisit l’impasse de cette histoire de manière presque mécanique. Des boucles hypnotiques jouées par trois pianos et des motifs qui se répètent de façon magnétique suggèrent l’enfermement psychologique des protagonistes et leur incapacité à mettre fin à l’entreprise de destruction. Dans l’ailleurs où se réfugient Paul et Élisabeth, le tout jeune metteur en scène allemand Matthias Piro reconnaît la tentation de sa propre génération : celle de s’échapper du réel pour fuir un monde en crise. Il nous emmène alors, aux côtés de Gérard et Agathe, dans le cosmos fantasmagorique du duo infernal. Peu à peu, leur univers parallèle se transforme en un labyrinthe où disparaissent les notions de temps et d’espace – jusqu’à ce que la mort accomplisse leur vœu d’une enfance éternelle.
Opéra pour quatre voix et trois pianos de Philip Glass (né en 1937)
Livret du compositeur et Susan Marshall d’après le roman éponyme de Jean Cocteau (1889-1963)
Créé en 1996 au Théâtre du Casino de Zoug (Suisse)
Direction musicale Virginie Déjos
Mise en scène Matthias Piro
Décors et costumes Lisa Moro
Création vidéo Janic Bebi, Jonas Dahl
Dramaturgie Miron Hakenbeck
Avec
Marie Smolka Élisabeth
Sergio Villegas Galvain Paul
Nikola Printz Agathe/Dargelos
Abel Zamora Gérard
Nouvelle production de l’Opéra de Lille
opéra
Leoš Janáček
Ralentir ou stopper le vieillissement pour déjouer la mort, l’humanité en rêve depuis toujours.
Jeudi 5 février 202620hRéservation active
Samedi 7 février 202618hRéservation active
Mardi 10 février 202620hRéservation active
Jeudi 12 février 202620hRéservation active
Samedi 14 février 202618hRéservation active
Lundi 16 février 202620hRéservation active
Tarif A : 75 €|55 €|35 €|13 €|5 €
Pour Elina Makropoulos, ce rêve devient réalité, dans une expérience involontaire et paradoxale. Autrefois, son alchimiste de père a testé sur elle un élixir de vie. Depuis, elle circule dans toute l’Europe, changeant sans cesse d’identité et d’amant. Désormais âgée de 337 ans, cantatrice répondant au nom d’Emilia Marty, elle se mêle à une querelle d’héritage. Alors que sa beauté et sa voix demeurées intactes font toujours tourner les têtes, son seul objectif est de retrouver la formule de l’élixir, dont les effets menacent de s’estomper. Mais la vie éternelle est-elle un destin enviable ?
Leoš Janáček était lui-même très âgé lorsqu’il a transformé cette pièce de science fiction de 1922 en opéra sur l’énigme de l’immortalité. Pendant toute sa vie, il a développé un style musical incomparable : il écoutait attentivement les mélodies de la parole autour de lui et les transposait directement en musique. Ainsi, même ses œuvres les plus fantasmagoriques trouvent une proximité immédiate avec l’être humain. Dans la mise en scène du réalisateur hongrois Kornél Mundruczó, l’héroïne est loin d’être le monstre sans âme que les hommes déçus voient en elle. Au contraire, dans son âme, tant de pertes se sont accumulées que la fatigue de vivre permet finalement à Emilia Marty de surmonter la peur de la mort.
Mozartienne accomplie, recherchée dans l’opéra français après avoir dominé la scène baroque, Véronique Gens fera ses débuts dans le rôle fascinant et complexe de la diva. Quant à l’Américain Dennis Russell Davies, ardent promoteur de la musique moderne et contemporaine depuis les années 1970, il est actuellement chef d’orchestre principal de la Philharmonie de Brno – ville où Janáček a passé presque toute sa vie. Après avoir présenté De la maison des morts, le dernier opéra de Janáček, à la Ruhrtriennale, il se consacre maintenant à cet autre chef-d’oeuvre tardif du maître tchèque.
L’Affaire Makropoulos
Opéra en trois actes de Leoš Janáček (1854-1928)
Livret du compositeur d’après la pièce éponyme de Karel Čapek (1890-1938)
Créé en 1926 à Brno (République tchèque)
Dennis Russell Davies direction musicale
Kornél Mundruczó mise en scène
Marcos Darbyshire metteur en scène chargé de la reprise
Monika Pormale décors et costumes
Felice Ross lumières
Kata Wéber dramaturgie
Avec
Véronique Gens Emilia Marty
Denys Pivnitskyi Albert Gregor
Robin Adams Jaroslav Prus
Jan Hnyk Dr. Kolenatý
Paul Kaufmann Vítek
Marie-Andrée Bouchard-Lesieur Krista
Florian Panzieri Janek
Jean-Paul Fouchécourt Hauk-Schendorf
Orchestre National de Lille
Production de l’Opera Ballet Vlaanderen
opéra
Les sons de la solitude
Jeudi 18 décembre20hÀ venir
Vendredi 19 décembre20hÀ venir
Tarif D : 10 €|8 €|5 €
Spectacle hors abonnement / Ouverture des réservations le mardi 4 novembre à 13h30 pour les représentations à l’Opéra de Lille
Dans l’unique opéra de Béla Bartók, Judith quitte sa famille et son fiancé pour devenir l’épouse de Barbe-Bleue. Celui-ci l’accueille dans un château sombre et solitaire, à l’image de sa vie intime. Judith veut y faire entrer la lumière et lui impose d’ouvrir une à une les sept portes intérieures, solidement verrouillées, derrière lesquelles se cachent des désirs refoulés et des souvenirs traumatiques. Dans ce chef-d’oeuvre du début du 20e siècle, Bartók donne à entendre toute la violence et la sensualité du couple dans une musique d’une grande force évocatrice.
Pour Jeffrey Döring, plus qu’une histoire d’amour tragique, cet opéra symboliste raconte la solitude de Barbe-Bleue. Celle-ci fait écho à toutes les formes d’isolement présentes dans notre société, en particulier chez les personnes âgées, et interroge les voies possibles pour en sortir. Le jeune metteur en scène, qui s’engage depuis des années pour un théâtre inclusif, en fait le point de départ d’un spectacle musical immersif et documentaire. « Pendant des mois, j’ai interviewé des seniors et des soignants sur leur expérience de la solitude. Il en résulte des histoires touchantes, surprenantes et encourageantes. Chacun a donné un aperçu de son propre “château”. Ces témoignages ont été intégrés à la représentation : à chaque porte ouverte par Judith, des voix pénètrent la scène, mêlant documentaire et opéra. » Le public se déplace librement dans l’espace scénique investi par les chanteurs et les musiciens, et s’approche des voix qu’il choisit d’écouter.
Jeffrey Döring a reçu le prestigieux Mortier Next Generation Award pour ce concept, représenté à Leipzig en 2024. En collaboration avec l’Opéra de Lille, il s’entretiendra avec des habitants du territoire sur leur expérience de la solitude et du vieillissement, pour élaborer une nouvelle version francophone du projet. Après des représentations à l’Opéra, le spectacle prendra la route pour aller à la rencontre du public dans plusieurs villes et villages de la métropole lilloise et de la région Hauts-de-France.
Projet immersif autour de l’opéra
Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartók (1881-1945)
Livret de Béla Balázs (1884-1949)
Créé en 1918 à Budapest
Création par Jeffrey Döring en 2024 à Leipzig
Arrangement pour ensemble de chambre par Stephan Goldbach
Nouvelle adaptation à partir de récits d’habitants des Hauts-de-France
Judith Solenn’ Lavanant Linke
Barbe-Bleue Joshua Morris
opéra
Edison Denisov
Ils sont jeunes, oisifs et insouciants, vivent de fête, de flirt et de jazz.
Mercredi 5 novembre20hRéservation active
Vendredi 7 novembre20hRéservation active
Dimanche 9 novembre16hRéservation active
Mercredi 12 novembre20hRéservation active
Samedi 15 novembre18hRéservation active
Tarif A : 75 €|55 €|35 €|13 €|5 €
Colin régale ses amis des plats de son cuisinier Nicolas, invente un pianocktail pour accorder les boissons aux mélodies, et rêve du grand amour. Quand Chloé entre dans sa vie, le bonheur semble total. Mais un sinistre nénuphar croît lentement dans le poumon de la jeune femme.
Boris Vian écrit L’Écume des jours en quelques semaines, à l’âge de 26 ans. Derrière le titre énigmatique et lumineux du roman publié dans le Paris d’après-guerre se cache un récit ambigu. Traversé par une poésie surréaliste, où les souris parlent et où les amoureux se dissimulent dans un nuage rose, le conte fantaisiste se mue peu à peu en un drame sur la nature éphémère et insaisissable du bonheur.
Le livre, devenu culte dans les années 1960, est transposé à maintes reprises au théâtre et au cinéma, puis à l’opéra par le compositeur soviétique Edison Denisov. Fasciné par la culture française et la musique d’Europe occidentale, Denisov trouve dans la liberté narrative de L’Écume un terrain fertile pour élargir son horizon musical au-delà des canons du réalisme socialiste en vigueur à l’époque du rideau de fer. Adepte du polystylisme, il déploie ici des motifs issus du jazz (on pense à Duke Ellington), de grands chœurs liturgiques d’inspiration russe, des références au Tristan et Isolde de Wagner, ou encore un hommage au son des cloches orthodoxes.
Lui-même compositeur, spécialiste du répertoire contemporain et sensible à la fusion des langages musicaux, le chef d’orchestre libano-polonais Bassem Akiki embrasse ce mélange de styles avec agilité. Il fait souffler un vent nouveau sur ce drame lyrique qui n’a plus été représenté en France depuis sa création en 1986. Au théâtre, la metteuse en scène franco-polonaise Anna Smolar est recherchée pour son univers alliant poésie, humour et profondeur. Pour ses débuts à l’opéra, elle choisit de placer Chloé au centre de l’intrigue. Celle qui, dans l’œuvre originale, semble réduite au rôle de fantasme, destinée à provoquer le désir puis mourir, devient ici une narratrice sincère et pleinement incarnée. Elle dit non seulement la complexité de la maladie, mais aussi la liberté de vivre et de mourir selon ses propres règles.
Avec le soutien du Crédit Agricole Nord de France, mécène principal de la saison
L’Écume des jours
Opéra en trois actes d’Edison Denisov (1929-1996)
Livret du compositeur d’après le roman éponyme de Boris Vian (1920-1959)
Créé en 1986 à l’Opéra-Comique (Paris)
Bassem Akiki direction musicale
Anna Smolar mise en scène
Anna Met décors
Julia Kornacka costumes
Felice Ross lumières
Paweł Sakowicz chorégraphie
Natan Berkowicz vidéo
Virginie Déjos cheffe de chœur
Nicolas Chesneau chef de chant
Rémy Berthier effets magiques
Kapitolina Tsvetkova assistante à la mise en scène
Miron Hakenbeck dramaturgie
Avec
Josefin Feiler Chloé, Le Chat
Cameron Becker Colin
Katia Ledoux Alise
Elmar Gilbertsson Chick
Edwin Crossley-Mercer Nicolas
Natasha Te Rupe Wilson Isis
Robin Neck Pégase, Le Prêtre, Le Sénéchal
Maurel Endong Jésus, Le Directeur de la fabrique
Matthieu Lécroart Coriolan, Professeur Mangemanche
Małgorzata Gorol (actrice) La Souris
Madeleine Penet-Avez, Violette Picot Une fillette
(en alternance ; enfants issues du Jeune chœur des Hauts-de-France)
Yohann Baran, Camerone Bida, Clara Brunet, Florie Laroche danse
Rémy Berthier comédien, magicien
Chœur de l’Opéra de Lille
Orchestre National de Lille
Nouvelle production de l’Opéra de Lille