Équipe artistique

Dennis Russell Davies — Direction musicale

© Andreas H Bitesnich

Né en 1944 aux États-Unis, Dennis Russell Davies compte parmi les chefs d’orchestre les plus marquants de sa génération. Formé à la Juilliard School de New York en piano et direction d’orchestre, il dirige depuis plus d’un demi-siècle les orchestres les plus prestigieux d’Amérique du Nord et d’Europe.
Profondément attaché à la tradition symphonique, de Haydn, Beethoven et Bruckner à Mahler ou Chostakovitch, il se distingue aussi par un engagement pionnier en faveur de la création contemporaine. Depuis les années 1970, il tisse des liens déterminants avec des compositeurs tels que Philip Glass, John Cage, Luciano Berio, Hans Werner Henze, Leonard Bernstein, Arvo Pärt, Giya Kancheli ou Chen Yi. Il dirige de nombreuses créations mondiales, défendant une vision où la musique d’aujourd’hui dialogue avec le grand répertoire. Son ouverture artistique s’exprime également aux frontières des genres, notamment à travers des collaborations avec Laurie Anderson, Dave Brubeck ou Keith Jarrett, contribuant à élargir les publics de la musique orchestrale.
De 2002 à 2017, il est directeur de l’opéra et chef principal du Bruckner Orchester Linz, et de 2009 à 2016 il est chef du Sinfonieorchester Basel. Depuis 2018, il est directeur artistique et chef principal de la Philharmonie de Brno, et depuis 2020, il est également chef principal du MDR-Sinfonieorchester Leipzig.
Pianiste accompli, Dennis Russell Davies forme un duo très remarqué avec son épouse, la pianiste Maki Namekawa. Ensemble, ils enregistrent de nombreux albums, notamment autour de l’œuvre de Philip Glass. Sa discographie comme chef comprend notamment l’intégrale des symphonies de Joseph Haydn, Anton Bruckner et Philip Glass.

Kornél Mundruczó — Mise en scène

© Mátyás Erdély

Kornél Mundruczó est un metteur en scène hongrois de cinéma, de théâtre et d’opéra, dont les créations sont présentées dans le monde entier. En 2009, il fonde la compagnie, Proton Theatre avec la productrice Dóra Büki. Leur spectacle Parallax remporte le prix Nestroy de la meilleure mise en scène en 2024.
Depuis 2003, Kornél Mundruczó met en scène des opéras. Parmi ses collaborations récentes figurent Lohengrin et Tosca au Bayerische Staatsoper de Munich, Sleepless et Rusalka au Staatsoper Berlin, et Journey of Hope au Grand Théâtre de Genève.
Ses films sont régulièrement présentés au Festival de Cannes, où White God reçoit le prix Un certain regard en 2014. Delta (2008), Tender Son (2010) et Jupiter’s Moon (2017) sont sélectionnés en compétition officielle.
Son premier film en anglais, Pieces of a Woman, en compétition à la Mostra de Venise en 2020, est devenu un succès sur Netflix.

Marcos Darbyshire — Metteur en scène chargé de la reprise

© Marcel Lennartz

Marcos Darbyshire est né en Argentine, où il suit une formation de pianiste, se spécialisant dans la musique de chambre et l’accompagnement vocal. En 2008, il s’installe en Allemagne, où il effectue un stage à l’Opéra de Francfort sous la direction de Claus Guth, et étudie la mise en scène d’opéra à l’université de musique et de théâtre de Hambourg.

De 2012 à 2016, il travaille comme assistant metteur en scène à l’Opera Ballet Vlaanderen, où il assiste des metteurs en scène tels que Peter Konwitschny, David Alden, David Hermann, Robert Carsen, Tatjana Gürbaca, Calixto Bieito, Mariame Clément, Kornél Mundruczó et Sidi Larbi Cherkaoui. Il y dirige également de nombreuses reprises.

Depuis 2017, Marcos Darbyshire travaille comme metteur en scène indépendant. Son intérêt artistique porte à la fois sur le bel canto et les opéras contemporains. Parmi ses productions, citons Don Pasquale à Vienne, Lucia di Lammermoor à Darmstadt, L’Élixir d’amour à Amsterdam, Nabucco à Mayence et María de Buenos Aires à Saint-Gall. En 2023, il met en scène la première autrichienne de Denis & Katya de Philip Venables au Theater an der Wien, ainsi que le double programme La scala di seta / Il signor Bruschino de Rossini à Maastricht. La saison dernière, il met en scène Liebesgesang de Georg Friedrich Haas et une production en plein air de Tosca à Saint-Gall, qui lui vaut une nomination comme metteur en scène de l’année par le magazine Opernwelt.

Monika Pormale — Décors et costumes

© Jānis Deinats

Monika Pormale étudie les arts textiles à l’École supérieure des arts appliqués de Riga et la scénographie à l’Académie des arts de Lettonie. Ses installations, performances, photographies et vidéos sont présentées dans des évènements internationaux, notamment à Stockholm, Berlin, Budapest, Athènes, Barcelone ou encore Zagreb.

En tant que scénographe pour le théâtre et l’opéra, elle collabore étroitement avec le metteur en scène letton Alvis Hermanis à Riga, mais aussi en Allemagne, Autriche, Suisse, Pologne et Russie. Avec Kornél Mundruczó, outre L’Affaire Makropoulos, elle travaille sur Cardillac à l’Opéra de Zurich, Salomé et Voyage vers l’espoir au Grand Théâtre de Genève, Tosca et Lohengrin au Bayerische Staatsoper, Sleepless et Rusalka au Staatsoper Berin, Tannhäuser au Hamburgische Staatsoper, Evolution à la Ruhrtriennale, Liliom au Festival de Salzbourg, Pieces of a Women au TR Warszawa et Method au Volksbühne Berlin.

Monika Pormale enseigne la scénographie à l’Académie des arts de Lettonie.

Felice Ross — Lumières

Felice Ross conçoit des lumières pour le théâtre, l’opéra, la danse et les installations artistiques. Elle travaille pour les plus grandes scènes en Europe, aux États-Unis, au Japon, en Corée, Israël et Afrique du Sud. Ces dernières saisons, elle signe les lumières de Tosca, du Grand Macabre et de Kátia Kabanová au Bayerische Staatsoper de Munich, de Rusalka au Staatsoper Berlin, de Ombra à l’Opera Ballet Vlaanderen et de Salomé au Grand Théâtre de Genève.

En 2018, elle est nommée « Companion » du Liverpool Institute for Performing Arts par Sir Paul McCartney.

On a pu voir son travail à l’Opéra de Lille en 2017 dans Il trionfo del Tempo e del Disinganno de Händel mis en scène par Krzysztof Warlikowski.

Christophe Manien — Chef de chant

© Pauline Vervisch

Après avoir obtenu un Premier Prix de piano au conservatoire de Boulogne-Billancourt, Christophe Manien étudie au Conservatoire national supérieur de Paris. Il obtient les diplômes de formation supérieure en direction de chant, accompagnement vocal et musique de chambre.

Auprès de la scène lyrique, il est chef de chant au Théâtre des Champs-Élysées, à l’Opéra Comique, au Festival d’Aix-en-Provence, à l’Opéra de Rouen et à la Monnaie de Bruxelles. À Lille, il prend part aux créations mondiales de La Métamorphose de Lévinas, Marta de Mitterer et Trois Contes de Pesson, et participe également aux productions de Quartett de Francesconi, du Roi Carotte d’Offenbach et du Songe d’une nuit d’été de Britten.

Entre 2005 et 2015, il accompagne le Chœur de Radio France sous la direction de Riccardo Muti, Daniele Gatti, Myung-Whun Chung, Norbert Balatsch, Kurt Masur, Pierre Boulez, etc. Il prend également part à Radio France aux productions symphoniques des Gurre-Lieder de Schönberg sous la direction d’Esa-Pekka Salonen et de la Deutsche Sinfonie d’Hanns Eisler dirigée par Eliahu Inbal.

À l’Opéra de Lille, il joue dans le cadre des Concerts du Mercredi avec les chanteurs Marielou Jacquard et Martin Mairinger. Il accompagne par ailleurs Florian Laconi, Laurent Korcia, Jérôme Boutillier, Naaman Sluchin, etc.

En février 2025, il se produit avec Véronique Gens dans La Voix humaine de Poulenc au Capitole de Toulouse.

Nicolas Chesneau — Chef de chant

Nicolas Chesneau étudie l’accompagnement vocal et se forme en direction d’orchestre au Conservatoire national supérieur de Paris. Il est chef de chant et/ou assistant auprès de Jean-Claude Malgoire, avec l’Institut français en Bulgarie, aux Opéras de Dijon et Marseille, à l’Opéra Bastille et à la Monnaie de Bruxelles. À l’Opéra de Lille, il intervient sur de nombreuses productions, dont récemment Pelléas et Mélisande avec François-Xavier Roth, Tristan et Isolde avec Cornelius Meister et Faust avec Louis Langrée. Il collabore avec Peter Rundel, qu’il assiste à la Ruhrtriennale et aux Wiener Festwochen, et avec Emilio Pomàrico qui l’invite comme assistant au Festival d’Aix-en-Provence pour la création de Pinocchio de Boesmans. En tant que directeur musical, il donne Curlew River de Britten et Les Contes d’Hoffmann à l’Opéra de Dijon, Alice de Franceschini et Là-haut de Maurice Yvain au Théâtre de l’Athénée, ainsi que Les Incrédules,nouvelle création de Samuel Achache à l’Opéra national de Lorraine et au Festival d’Aix-en-Provence.

Irène Kudela — Études musicales et linguistiques

Irène Kudela est invitée dans les plus grands Opéras comme cheffe de chant et coach de langues. Spécialiste de Janáček, elle est sollicitée par de nombreux chanteurs et chefs d’orchestre. Elle travaille avec Nicolai Gedda, Ruggero Raimondi, Kiri Te Kanawa, Renée Fleming, Natalie Dessay, Roberto Alagna, Rolando Villazón, Anna Netrebko, entre autres. Pianiste, elle se produit auprès de Barbara Hendricks, Camille Maurane, Galina Vischnievskaya, Alain Vanzo, Eva Zaïcik, Aude Extremo ou encore Florian Sempey. Elle a aussi été la pianiste et assistante de Mstislav Rostropovitch pendant plusieurs années, et celle de Pierre Boulez, Kent Nagano, Charles Mackerras, Evelino Pidó, Jiří Bělohlávěk, etc.

Lauréate de la Fondation Menuhin, elle se produit également en musique de chambre. Elle enregistre un CD Darius Milhaud avec Jean-François Gardeil chez Maguelone et est conseillère artistique chez Erato, Hungaroton, Teldec, Emi et Warner. Elle est cheffe de chœur à l’Opéra de Paris, au Théâtre des Champs-Élysées et au Chœur de Radio France, et claveciniste pour les opéras de Mozart à l’Opéra de Paris. Elle enseigne au Conservatoire national supérieur de Paris et à l’École normale de musique de Paris – Alfred Cortot, où elle forme de jeunes chefs de chant et accompagnateurs. Elle donne des master classes pour jeunes chanteurs et pianistes, en France mais aussi à Moscou, Londres, Amsterdam et Stockholm.

Irène Kudela est chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres.

Interprètes

Véronique Gens (soprano)
Emilia Marty

© Jean-Baptiste Millot

Véronique Gens est une figure majeure de l’opéra baroque et classique, reconnue comme l’une des meilleures spécialistes de Mozart et du répertoire français. Son interprétation de Donna Elvira (Don Giovanni) dans la production de Peter Brook dirigée par Claudio Abbado au Festival d’Aix-en-Provence lui vaut une reconnaissance internationale. Depuis, elle se produit sur les plus grandes scènes du monde.

Outre le répertoire mozartien, elle chante les grands rôles de la tragédie lyrique, mais aussi des héroïnes d’une période plus tardive, notamment Alice Ford dans Falstaff, Eva dans Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, Madame Lidoine dans Dialogues des Carmélites, Agathe dans Der Freischütz et Hanna Glawari dans La Veuve joyeuse. La saison dernière, elle est acclamée dans le rôle de la Maréchale dans Le Chevalier à la rose au Théâtre des Champs-Élysées.

Ses nombreux enregistrements (plus de 80 CD et DVD) reçoivent de nombreux prix internationaux Véronique Gens est nommée Artiste vocale de l’année aux Victoires de la Musique Classique en 1999 et aux Gramophone Classical Music Awards en 2023. Elle est chevalier de la Légion d’honneur, commandeur des Arts et des Lettres et officier de l’Ordre national du Mérite.

Denys Pivnitskyi (ténor)
Albert Gregor

© Zdenek Sokol

Denis Pivnitskiy est né à Kharkiv en Ukraine. Il commence sa formation à l’Académie russe de musique Gnessine à Moscou. Il s’installe ensuite à Milan, où il étudie à l’École de musique Claudio Abbado et fait ses débuts dans le rôle de Pinkerton dans Madame Butterfly.

Au cours de sa carrière, il interprète les grands rôles de ténor du répertoire italien, notamment Alfredo dans La traviata, Cavaradossi dans Tosca, Turiddu dans Cavalleria rusticana, Manrico dans Le Trouvère, ou encore Radamès dans Aïda.

Il fait forte impression en Don Juan dans Flammen d’Erwin Schulhoff, dans une nouvelle production mise en scène par Calixto Bieito à Prague.

Parmi ses engagements récents et à venir, citons ses débuts au Festival de Brégence et à l’Opéra royal du Danemark dans Madame Butterfly, Otello, Manon Lescaut et Pagliacci à Prague, Manon Lescaut à Bari, I Lituani à Vinius, Otello à Cagliari, Cavalleria rusticana à Buenos Aires et Copenhague.

Robin Adams
Jaroslav Prus (baryton)

© Matthias Günter

Robin Adams étudie le chant, le piano et le violoncelle à Glasgow puis à Vienne. Son répertoire va de Claudio Monteverdi à la musique contemporaine. Il chante la plupart des grands rôles de baryton, notamment Don Giovanni, Eugène Onéguine, Macbeth, Wozzeck, Billy Budd et Marcello (La Bohème). Dans le domaine de la musique contemporaine, il crée les rôles de Beck dans Triumph of Spirit over Matter de Johan Thielemans et Wim Henderickx, de Leonce dans Leonce and Lena de Georg Büchner et Christian Henking, de Valmont dans Quartett de Heiner Müller et Luca Francesconi, et du mari dans The Last Hotel d’Enda Walsh et Donnacha Dennehy. Après la Scala, la production originale de Quartett par La Fura dels Baus est présentée au Wiener Festwochen à Vienne, à la Cité de la Musique à Paris, à l’Opéra de Lille (en 2013) et au Holland Festival.

Ses engagements récents et à venir incluent le rôle-titre de Wozzeck à Anvers, São Paulo et Pékin, celui de Saint-François d’Assise de Messiaen et différents rôles dans 200 Motels de Frank Zappa au Grand Théâtre de Genève, Nekrotzar dans Le Grand Macabre de Ligeti au Festival d’Automne à Paris et au Festival Enescu de Bucarest, ainsi que Mandryka dans Arabella de Strauss et la première mondiale de Liebesgesang de Haas au Konzerttheater de Berne.

Jan Hnyk (baryton-basse)
Dr Kolenatý

Jan Hnyk étudie le chant au conservatoire de Prague, puis auprès de la basse Matti Salminen à Zurich. De 2010 à 2012, il est membre de l’Opera Piccola à Prague. Depuis 2011, il est invité au Théâtre J. K. Tyl de Pilsen (République tchèque), où il interprète notamment les rôles de Masetto (Don Giovanni), Wagner (Faust), Dr Spinelloccio (Gianni Schicchi), Kaspar (Der Freischütz), Zacharias (Nabucco), Martin (Le Paysan rusé) et Pierre l’Ermite (Armida). Ses autres collaborations l’ammènent à chanter Bartolo (Les Noces de Figaro) à Winterthur, le rôle-titre de Mefistofele de Boito à České Budějovice, Tchélio dans L’Amour des trois oranges de Prokofiev à Prague, ou encore Ramfis (Aïda) à Brno.

En 2013, Jan Hnyk est choisi par le réalisateur Jiří Menzel pour le rôle du chanteur Marek dans Donšajni (The Donjuans), film représentant la République tchèque aux Oscars 2014.

Paul Kaufmann (ténor) — Vítek

© Wolke

Paul Kaufmann commence sa formation musicale dans sa ville natale de Halle-sur-Saale en Allemagne. Il étudie ensuite le chant à la Hochschule für Musik und Theater de Leipzig, tout en travaillant comme compositeur et arrangeur au Theater Apron de Halle.

En 2006, il intègre la troupe du Deutsche Oper Berlin, où il chante des rôles comme Don Basilio dans Les Noces de Figaro, Monostatos dans La Flûte enchantée, Nando dans Tiefland, le Pilote dans Le Vaisseau fantôme, Brighella dans Ariane à Naxos, le Remendado dans Carmen, David dans Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, ou encore Mime dans L’Or du Rhin.

Il est également invité à se produire au Komische Oper et au Staatsoper de Berlin, aux Opéras de Munich, Dresde, Leipzig et Karlsruhe, au Gulbenkian à Lisbonne, au Grand Théâtre de Genève, à Paris (Opéra Bastille), Toulouse, Lyon et Strasbourg, au Festival de Bayreuth et à Santiago du Chili.

Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (mezzo-soprano)
Krista

© Romane Begon

Originaire de Normandie, Marie-Andrée Bouchard-Lesieur s’oriente vers le chant après une formation à Sciences Po Bordeaux. Elle travaille avec Maryse Castets puis se perfectionne à l’Académie de l’Opéra de Paris. Elle participe au Young Singers Project du Festival de Salzbourg, où elle est la Deuxième Dame dans Médée de Cherubini. En 2022, elle est nominée parmi les révélations des Victoires de la Musique Classique.

Récemment, elle chante Didon dans Didon et Énée, Lucrèce dans Le Viol de Lucrèce de Britten, Ethel lors de la création des Éclairs de Philippe Hersant, Margret dans Wozzeck, mère Marie de l’Incarnation dans Dialogues des Carmélites, Siegrune dans La Walkyrie, Marguerite dans Le Retour de Virginie de Bizet et Meg Page dans Falstaff. Parmi ses projets cette saison, notons Fenena dans Nabucco au Festival de Sanxay, Waltraute dans La Walkyrie à l’Opéra de Paris, Santuzza dans Cavalleria rusticana à Montpellier, le rôle-titre de La Périchole à Saint-Étienne, Simone dans Jean de Nivelle de Delibes et le rôle-titre d’Armide de Lully à Budapest, Dara dans La Montagne noire d’Augusta Holmès à Bordeaux, et Néris dans Médée de Cherubini en version de concert au Théâtre des Champs-Élysées.

Florian Panzieri (ténor)
Janek

Florian Panzieri naît Paris et grandit à Brighton. Il étudie la musique et le théâtre au Lancing College, puis l’histoire et la politique à l’université de Warwick. Pendant ses études, il traduit, met en scène et joue des opéras et comédies musicales sous la tutelle de John Graham-Hall. De 2022 à 2024, il est membre du Studio de l’Opéra de Hambourg.

Parmi ses rôles, citons Peter Quint dans The Turn of the Screw au Teatro Reggio Emilia, le Premier Berger dans L’Orfeo et Marzio dans Mitridate à l’Opéra de Garsington, Brighella dans The Little Green Swallow de Jonathan Dove à la Guilhall School, Don Ottavio dans Don Giovanni au Merry Opera, Berthold dans Scoring a Century de David Blake au British Youth Opera, et Télémaque (doublure) dans Le Retour d’Ulysse au Royal Opera House.

Ses projets incluent Scaramouche dans Ariane à Naxos à Hambourg, Pong dans Turandot au Staatsoper Berlin, et Tobby et Jack dans Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny à Stuttgart.

Jean-Paul Fouchécourt (ténor)
Hauk-Šendorf

Jean-Paul Fouchécourt étudie le saxophone classique et la direction d’orchestre avant de se consacrer au chant à la suite de sa rencontre avec Cathy Berberian. Il découvre l’univers de la musique ancienne auprès de William Christie au sein de l’ensemble Les Arts Florissants et participe à la recréation désormais historique de l’opéra Atys de Lully en 1986. À partir de l’année suivante, il entame une longue collaboration avec Marc Minkowski et Les Musiciens du Louvre. Ses interprétations du rôle-titre de Platée de Rameau et d’Arnalta dans L’incoronazione di Poppea de Monteverdi lui apportent une reconnaissance internationale. Il se produit sur les plus grandes scènes, telles que le Royal Opera House de Londres, le Metropolitan Opera de New York, la Scala de Milan et les Festivals d’Aix-en-Provence et de Salzbourg, sous la direction de chefs comme Charles Dutoit, Sir John Eliot Gardiner, Valery Gergiev, Nikolaus Harnoncourt, Seiji Ozawa, Antonio Pappano, ou encore Sir Simon Rattle.

Jean-Paul Fouchécourt est professeur au Conservatoire national supérieur de Paris de 1994 à 1997 et directeur artistique du Studio de l’Opéra de Lyon de 2010 à 2022.

Mathilde Legrand (mezzo-soprano)
Une femme de ménage / Une femme de chambre

Mathilde Legrand se forme à la Chapelle musicale Reine Élisabeth en Belgique, ainsi qu’à l’Opéra Studio de Berne et à la Schola Cantorum de Bâle. Elle poursuit son travail vocal lors de master classes auprès de Bernarda Fink, Ludovic Tézier, Yann Beuron, Véronique Gens, Karine Deshayes et Andreas Scholl.
Parmi ses engagements récents, citons le Stabat Mater de Vivaldi avec l’ensemble Magnetis, les rôles de Maddalena dans Rigoletto avec Opera A Palazzo, Sandane dans Il Ciro de Scarlatti au Maggio Musicale Fiorentino, et Flora dans La Traviata au Festival de Carcassonne. Ces dernières années, on a pu l’entendre sur les scènes lyriques de Monaco, Trieste, Bienne-Soleure et Dresde.
Mathilde Legrand se produit également en concert dans un répertoire allant de Vivaldi à Saint-Saëns. L’année dernière, elle était invitée par la mezzo Béatrice Uria-Monzon à donner un récital avec la pianiste Zoé Hoybel sur les ondes de la radio d’Agen.

Jocelyn Riche (basse)
Un machiniste

Après des études de musique et de chant au conservatoire d’Angers dans la classe d’Yves Sotin, Jocelyn Riche entre dans le Chœur de l’Opéra de Nantes puis dans celui de l’Armée française, qu’il quitte en 2019. Il aborde parallèlement plusieurs rôles du répertoire de l’opéra-comique, tels que Brissac dans Les Mousquetaires au couvent au festival Figaro Si, Figaro Là, Agamemnon dans La Belle Hélène, Frank dans La Chauve-Souris, le général Boum dans La Grande-Duchesse de Gérolstein avec l’Atelier Lyrique Angevin – compagnie qu’il crée, dirige et met en scène pendant quinze ans –, Biju dans Le Postillon de Lonjumeau et le comte Capulet dans Roméo et Juliette au Festival de Baugé.

Il travaille très régulièrement avec le Chœur de l’Opéra de Lille.

Orchestre National de Lille

© Ugo Ponte

Depuis près de 50 ans, l’Orchestre National de Lille s’est imposé comme une référence, défendant l’excellence musicale auprès de tous les publics. Il a joué dans plus de 250 communes des Hauts-de-France et dans 30 pays sur quatre continents. Créé par la Région, l’État et Jean-Claude Casadesus, il donne son premier concert en janvier 1976. Alexandre Bloch prend la direction musicale en 2016, puis Joshua Weilerstein lui succède. Fort de 100 musiciens, l’ONL défend un projet ambitieux centré sur la musique symphonique. Fidèle à sa mission de diffusion, il interprète le grand répertoire et la création contemporaine. Afin de s’ouvrir au plus grand nombre et de favoriser la diversité de ses publics, il propose des formats innovants et une large palette d’actions pour accompagner les auditeurs. Doté d’un studio numérique, l’ONL crée sa salle virtuelle en 2020, proposant des concerts gratuits en streaming. Ce dispositif reçoit en 2023 le Prix de l’innovation de Radio Classique. Ses enregistrements chez Alpha Classics, Pentatone, Evidence, La Buissonne ou Naxos sont salués. La Voix humaine avec Véronique Gens, So Romantique ! avec Cyrille Dubois et Bartók avec Amihai Grosz ont reçu de prestigieuses distinctions.

L’Orchestre National de Lille est une association subventionnée par le ministère de la Culture, le conseil régional Hauts-de-France, le Département du Nord, la Métropole Européenne de Lille et la Ville de Lille.